Les Iles du Salut

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Autrefois appelées les îles du Diable en raison de l'effroi qu'en avaient les navigateurs à l'époque des voiliers. Toute fausse manoeuvre à bord de ces voiliers les entraînait sous le vent de Cayenne et les obligeait à un très long détour par le nord avant de pouvoir y revenir. Ces îles sont au nombre de trois :

Lors de la débacle de l'expédition de Kourou (1753), de nombreuses personnes se réfugièrent sur ces îles et eurent la vie sauve ; D'ou le nom d'Ile du Salut.

Situées à quinze kilomètres au large de Kourou, à la limite des eaux boueuses, l'Ile Royale est la plus grande, à l'est l'Ile St Joseph est la plus belle, et au nord l'Ile du Diable la plus sauvage.

Après l'expédition, les îles demeurèrent longtemps inhabitées. Une léproserie existait bien, mais elle fut transférée le 18 mars 1833 à l'Acarouany. Par un décret du 8 Avril 1852, l'empereur Napoléon décida la suppression des bagnes de Brest et de Toulon et d'envoyer à Cayenne ces bagnards afin de fournir à la Guyane une main d'oeuvre gratuite. Jusqu'à la fermeture du bagne en 1946, les Iles du Salut redevinrent les Iles du Diable pour de nombreux condamnés. Un siècle de bagne modifia le profil de ces îles sauvages. Des chemins furent tracés et pavés, des constructions (hôpital, église, dortoir etc) s'élevèrent et de nombreux arbres fruitiers furent plantés. La fin du bagne arrêta toute vie dans les îles et la nature tropicale reprit très vite ses droits. Le CSG ayant établi en 1964 une base technique à l'île Royale, il fut nécessaire de rouvrir d'anciens chemins, de réparer certaines habitations et d'y apporter l'électricité. Ce travail fut confié à la Légion Etrangère basée à Kourou.