Présentation
Situé à
l'extrême nord-est du pays, l'Etat d'Amapá
s'étend sur 143.453,7 km2. Il est limité:
- au nord par la Guyane
Française,
- au nord-est par le
Surinam,
- à l'est par
l'océan Atlantique
- au sud et à l'ouest
par l'Etat de Pará, dont il est séparé par le
fleuve Amazone.
L'Etat de l'Amapa est
constitué en partie par de basses terres formées de
mangroves et de lacs (bassin de l'Oiapoque, littoral atlantique,
estuaire de l'Amazone) et d'élévations
présentant quelques altitudes supérieures à 200
mètres,dans la région centre-ouest du Plateau des
Guyanes. Le point culminant de l'Etat est la " serra " de Tumucumaque
(500 mètres d'altitude), située dans la partie
nord-ouest. Le climat est de type équatorial, chaud et
très humide avec des précipitations supérieures
à 2500 mm par an. Les températures moyennes annuelles
oscillent entre 25 et 30 ° C. La plus grande partie du
territoire, environ 73% - 97.000 km2 - est recouverte par la
forêt amazonienne, " Hiléia " brésilienne avec
sur la bande orientale des " cerrados " (savanes) avec des arbres
épars et des mangroves.
Environ 39% de son réseau
hydrographique appartient au bassin amazonien, le reste faisant
partie du réseau nord et nord-est. Citons, parmi les plus
importants, les fleuves Jari, Oiapoque (Oyapock) et Araguari qui se
jettent directement dans l'océan Atlantique. Le Jari est le
principal affluent de l'Amazone et l'Oiapoque (L'Oyapock) marque la
frontière avec la Guyane française.
La population de l'Etat
s'élève à 373.994 habitants établis dans
16 communes.
Le pouvoir exécutif est
assumé par le gouverneur, élu au suffrage direct pour
un mandat de quatre ans. L'Etat est représenté au
Congrès National à Brasilia, capitale du pays, par
trois sénateurs et huit députés
fédéraux. L'Assemblée législative
comprend 17 représentants.
La population indigène de
l'Etat de Amapá est estimée à 4100 habitants,
divisés en quatre groupes - Galibi, Juminá, Uacã
et Waiãpi - sur une surface totale de 1.091.454 hectares.
Toutes ces régions sont maintenant définitivement
délimitées par la Fondation Nationale de l'Indien
(FUNAI), organe du Gouvernement Fédéral, chargé
de la question indigène dans le pays.
Les activités de
cueillette et d'exploitation minière jouent un rôle
important dans l'économie. Citons la châtaigne du
Pará, le coeur de palmier et le bois. On trouve d'abondants
gisements de manganèse, d'or, de kaolin et de granite. La
production agricole est limitée à la culture du riz et
du manioc. Le cheptel bovin est prédominant avec en
particulier l'élevage des buffles.
La principale richesse de l'Etat
d'Amapá est le manganèse exploité depuis 1957.
C'est là que se trouvent les plus grandes réserves du
pays (pendant les années 60, l'Etat fournissait 80% de la
production totale). L'exploitation de ces gisements a
été concédée, pour une durée de 50
ans, à l'ICOMI, Industrie et Commerce de Minération, du
groupe Bethlehem Steel, qui paie au gouvernement local des royalties
de 4 à 5% sur tout ce qui est retiré des sites miniers.
Les commandes sont assurées grâce à un contrat
signé avec la Defense Materials Procurement Agency, organe
gouvernemental nord-américain. Le revenu des royalties est
destiné à la construction de l'Usine de Paredão
qui fournira l'énergie nécessaire aux industries
désireuses de s'installer dans la région.
L'exploitation du manganèse a provoqué un grand
déplacement de main-d'oeuvre et a considérablement
contribué à accroître la population de l'Etat,
autrefois territoire administré par le gouvernement
fédéral. Cette entreprise a construit une voie
ferrée pouvant transporter 700.000 tonnes de minerai et
200.000 tonnes de marchandises en général, ainsi qu'un
port dans lequel peuvent accoster des navires de plus de 45.000
tonneaux.
Autres richesses minérales
- Outre le manganèse, Amapá possède
également de nombreuses ressources naturelles tel l'or,
exploité par les orpailleurs sur les fleuves Calçoene,
Cassiporé et Igarapé de Leona. Il existe
également une veine très riche en or sur le fleuve
Gaivota. Les diamants sont aussi très nombreux dans la
région de Santa Maria. A 80 km de la capitale, Macapá,
se trouve un gisement de 9,6 millions de tonnes d'hématite
dont la teneur en fer est de 70% et qui est exploité par
l'entreprise Hanna Company.
Histoire
En 1637, le Portugais Bento
Manuel Parente, reçoit en don la Capitania qui porte le nom de
Côte du Cap du Nord. A la fin du siècle, la
région subit les incursions des Anglais et des Hollandais qui
sont par la suite expulsés par les Portugais. Au cours du
XVIIIème siècle, les Français revendiquant
également la propriété du territoire, le
traité d'Utrecht établit en 1713 les limites entre le
Brésil et la Guyane Française. Ces dernières ne
furent pas respectées par les Français, raison pour
laquelle les Portugais élevèrent alors la forteresse de
São José do Macapá, afin de se protéger
des incursions françaises.
Le peuplement du territoire a
commencé à s'intensifier au XIXème siècle
avec la découverte d'or dans la région et l'expansion
de l'exploitation du caoutchouc qui atteignait à
l'époque des prix considérables sur les marchés
internationaux. Ces richesses ne font cependant qu'intensifier les
disputes territoriales qui culminent avec l'invasion des
Français au mois de mai 1895. La Commission d'Arbitrage de
Genève attribue au Brésil la propriété de
la région et le territoire est incorporé à
l'Etat de Pará sous le nom de Araguari. En 1943, le territoire
est placé sous l'administration du gouvernement
fédéral et prend le nom d'Amapá. En 1945, la
découverte de riches gisements de manganèse dans la
serra do Navio, provoque une révolution dans l'économie
locale. On procède alors à une nouvelle division
territoriale, la partie comprise au nord du fleuve Cassiporé
formant la commune d'Oiapoque. Un nouveau démembrement en
décembre 1957 aboutit à la création de la
commune de Calçoene et à la cession des terres
situées au nord des fleuves Amapá Grande et Mutum. La
nouvelle Constitution, promulguée le 5 octobre 1988,
transforme le territoire d'Amapá en Etat de la
Fédération.
Principaux centres d'intérets
:
- Macapá
- Lac
Piratuba -
Réserve naturelle s'étendant sur 385.000 hectares,
il se trouve dans la commune d'Amapá, sur la côte est
de l'Etat et est baigné par le fleuve Araguari, qui
débouche dans l'océan Atlantique.
- Parc National de Cap
Orange - Sur une
étendue de 619.000 hectares, dans la baie de l'Oiapoque,
à l'extrême nord de l'Etat d'Amapá, ce parc a
été créé en 1980 et s'étend
tout au long de la côte, englobant une partie des communes
d'Oiapoque et Calçoene. L'accès au parc se fait par
la route BR-156 qui relie Macapá à Oiapoque et
Clevelândia do Norte, sur la frontière de la Guyane
Française. On peut également y accéder par
bateau, à partir de Macapá ou Porto Santana.
- Pororoca -Ce mot est d'origine indigène
et exprime le bruit produit par le phénomène de la
rencontre des eaux du fleuve Amazone - 240.000 m3/s, avec celles
de l'océan Atlantique. Le choc est particulièrement
violent au cours de la période des marées de
printemps. Pendant la première phase de la rencontre, les
eaux de l'Amazone pénètrent sur plusieurs
kilomètres dans l'océan. Ensuite, la marée
repousse le fleuve et celui-ci reflue et se répand sur la
terre, tout autour, inondant la région, les plages et
submergeant les îles les plus basses. C'est ainsi que deux
forces entrent en jeu, d'une part le fleuve qui déverse ses
eaux dans l'océan,d'autre part, et parallèlement, la
mer qui exerce une violente pression pour refouler son cours.
Cette
dispute ne prend fin que lorsque la marée
pénètre fortement à l'intérieur de
l'estuaire du fleuve. Les vagues s'élèvent à
plus de 4 mètres et produisent un vacarme que l'on peut
entendre à plusieurs kilomètres de distance. On peut
assister à ce spectacle naturel de plusieurs endroits dans
l'estuaire du fleuve Amazone mais il est surtout impressionnant
quand on l'observe de son bras le plus important, situé sur
le littoral d'Amapá. Des embarcations conduisent les
touristes, au terme d'un voyage d'une quinzaine d'heures de la
ville de Macapá jusqu'au delta du fleuve Araguari qui se
trouve également submergé.
- Dans la ville de
Laranjal do
Jari, au sud de
Macapá, on découvre la chute de Santo Antonio, qui
se déverse de 30 mètres de hauteur et offre un
magnifique paysage.
- A proximité, le
village de Mazagão Velho, fondé au XVIIème
siècle, conserve encore ses coutumes et son style
traditionnels ainsi que certaines constructions qui datent de la
période coloniale.
- A partir de Porto de Santana,
à 28 km au sud de Macapá, on peut faire de
nombreuses promenades en bateau à travers les
différentes îles qui parsèment le fleuve
Amazone, y compris dans celle de Marajó, et ses "
igarapés ", étroits canaux qui serpentent entre les
îles; au nord, en direction de l'Oiapoque.
Plats principaux
Le plat brésilien par
excellence est la celèbre feijoada. Préparé principalement à base
de viande de porc et de haricots noirs, il semble en exister autant
de recettes qu'il y a d'états.
Dans la région du
Nordeste, on preférera le vatapa,
un plat à base de crevettes.
Accompagnements principaux de
la feijoada:
- Couve a
mineira: Choux
sauté.
- Molho
apimentado: sauce
à base de piment.
- Arroz
brasileiro: Riz
à la brésilienne présent sur toutes les
tables.
- Farofa: Accompagnement à base de
manioc.
La farofa et le riz remplacent souvent les frites.
Dessert le plus courant
:
Brigadeiro: Le brigadier brésilien est
très sucré.
Recette typique de la
FEIJOADA
- Ingrédients :
- 500g palette de porc demi-sel
- 15 chipolatas
- 500g travers de porc demi-sel
- 15 boudins créoles
- 500 g échine de porc frais
- 1 kg petits haricots noirs du Brésil,
feijão
- 500 g boeuf maigre
- 500 g carne seca (viande séchée)
- 3 gousses d'ail hachées
- 250 g bacon en un morceau
- 1 pied de porc demi-sel
- 1 oreille de porc demi-sel
- 1 museau de porc demi-sel
- 1 branche de céleri hachée
- 2 oignons hachés
- 1 bouquet garni
- sel
- poivre
|
- La veille, rincer les viandes demi-sel et la carne
seca, les laisser tremper toute la nuit.
- Mettre la carne seca dans une terrine
séparée et changer l'eau de temps en
temps.
- Dans une grosse marmite, mettre les viandes
égouttées, puis les haricots, les
oignons, l'ail, le céleri, le bouquet garni, du
sel et du poivre. Couvrir d'eau. Porter à
ébulition puis baisser le feu et laisser
mijoter pendant deux heures.
- Retirer au fur et à mesure les viandes
cuites et les réserver.
- Vérifier de temps en temps si les haricots
ne se dessèchent pas trop. Si
nécessaire, ajouter de l'eau, pour permettre
aux haricots de s'imprégner au point de prendre
la consistance d'une soupe épaisse. Sortir une
louche de haricots avec un peu de jus, les
écraser avec une fourchette et les remettre
dans la marmite. Le jus doit devenir crémeux.
Couper les viandes en petits morceaux et les remettre
dans la marmite avec les haricots. Faire bouillir
encore dix minutes.
- Servir accompagné de riz à la
brésilienne, de couve, de molho, de farofa, et
de rondelles d'orange:
- Au centre de chaque assiette, verser deux louches
de viandes et de haricots. Sur le pourtour, mettre
trois cuillerées de riz blanc à la
brésilienne, deux cuillerées de couve.
Verser quelques gouttes de molho sur les viandes.
Saupoudrez l'ensemble de farofa et ajoutez une
rondelle d'orange épluchée. Le convive
déguste la feijoada en mélangeant
à son gré tous ces
éléments.
|
Remarques :
- diverses sortes de
légumes peuvent etre incorporées à la
feijoada, par exemple de la courge, diverses sortes de choux: ceci
est le cas surtout dans le Nord du Brésil.
- les sortes de viandes peuvent
varier considérablement suivant la région. La viande
de boeuf doit être assez maigre. La viande
séchée est indispensable, ainsi que de la saucisse
assez forte. Pied, oreille et museau de porc ne sont pas le plus
souvent mangés, mais servent uniquement à donner du
goût et de la liaison.
- selon la région, on
laisse mariner la viande de boeuf pendant une nuit dans une
marinade de vinaigre avec ail, sel et poivre.
Recette typique de la VATAPA DE BAHIA
- Ingrédients ( pour 4 personnes:
- 1 oignon
- 20g. de gingembre frais
- 2 gousses d'ail
- 1 petit piment Jalapeno au naturel
- 1 boîte de 450g de tomates
- 1/4 de tasse de cacahuètes grillées,
pelées
- 2 c.à s. de noix de coco râpée.
- 2 c.à s. d'huile d'awara dendé
- où de pâte d'awara
- 1 petit citron
- 2 c.à s. de feuille de coriandre fraîche
- 1 pincée de paprika
- 2 c.à s. de crème de coco en
boîte (attention pas sucré)
- 10cl. de fumet de poisson
- 500g. de crevettes moyennes cuites, pelées et
décortiquées.
- 300g. de filet de lieu noir.
- sel
- poivre
-
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Pelez et émincez l'oignon, l'ail et le gingembre.
Emincez très finement le piment Jalapeno. Coupez en
gros morceaux les tomates en réservant le quart du
jus. Mixez finement les cacahuètes. En
réserver le quart pour la garniture.
Faire revenir l'oignon avec une cuillerée d'huile
d'olive dans une grande sauteuse jusqu'à ce qu'il
soit transparent. Ajouter la moitié des tomates avec
le quart du jus de tomate réservé et la
crème de coco . Cuire 2 mn. Ajoutez les 3/4 des
cacahuètes broyées, une cuillerée
à soupe de noix de coco râpée, une
cuillerée à soupe de feuilles de coriandre
fraîche. Cuire 2 mn.
Mixez le tout. Réserver dans la sauteuse, ajoutez
les reste des tomates et le fumet de poisson. Amenez
à ébullition et laisser mijoter à
découvert, jusqu'à épaississement (
environ 15 mn.). saler légèrement, couvrir et
garder au chaud.
Salez et poivrez les filets de poissons, les cuire 5 mn.
dans une c.à s. d'huile d'olive en les retournant une
fois. Ajoutez les crevettes rincées et la sauce bien
chaude. Laissez mijoter 2 min.
Décorez avec le reste des cacahuètes
broyées, de la noix de coco râpée et de
la coriandre. Servir sur un lit de riz.
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Huile d'awara
dendé
(élaéis) ou la pâte d'awara donne une couleur
jaune au plat.
Les
appéritifs traditionnels sont :
- La caipirinha est le cocktail national. Il existe une
capirinha de vodka (caipirodka), mais la véritable
caipirinha se prépare autour de la cachaça; le rhum
brésilien.
- La batida (cocktail alcolisé) surtout
celle de coco prisée au Brésil.
Le pão de
queijo, pain à
base de fromage, accompagnera parfaitement ces
apéritifs.